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Épilation laser et eczéma ou psoriasis : peut-on faire des séances ?

Avoir de l’eczéma ou du psoriasis n’interdit pas définitivement l’épilation laser, mais impose des règles claires. On ne traite jamais une plaque en poussée : la peau est inflammée, sa barrière est fragilisée et le risque de brûlure, de surinfection ou d’aggravation devient réel. En revanche, sur une peau calme et en dehors des zones atteintes, une séance reste souvent possible après examen médical. Certains traitements, locaux comme généraux, et une photothérapie récente changent aussi la donne. La règle tient en une phrase : peau calme, avis médical préalable, réglages adaptés.

Pourquoi une peau en poussée change tout

L’épilation laser délivre une énergie lumineuse absorbée par la mélanine du poil, qui se transforme en chaleur au niveau du follicule. Sur une peau saine, cette chaleur reste contenue et la barrière cutanée encaisse sans difficulté. Sur une plaque d’eczéma ou de psoriasis en poussée, la situation est différente : la peau est rouge, inflammée, parfois fissurée ou suintante, et sa fonction barrière ne joue plus son rôle. La chaleur est moins bien tolérée, le risque de brûlure superficielle et de surinfection augmente, et l’inflammation locale peut être entretenue. C’est la raison pour laquelle une zone en poussée n’est pas traitée, quelle que soit la technologie utilisée.

Le psoriasis et le phénomène de Koebner

Le psoriasis a une particularité que le médecin prend en compte : le phénomène de Koebner, c’est-à-dire l’apparition d’une nouvelle plaque sur une zone de peau agressée, qu’il s’agisse d’une griffure, d’une cicatrice ou d’une irritation répétée. Traiter une zone alors que la maladie est active expose donc à voir apparaître une plaque là où il n’y en avait pas. C’est un argument supplémentaire pour attendre une période calme et pour procéder par étapes, en commençant par une petite zone test avant de traiter une surface plus large.

Les traitements à signaler avant la séance

Les traitements locaux comptent : dermocorticoïdes, inhibiteurs de la calcineurine, kératolytiques ou émollients gras appliqués juste avant la séance modifient l’état de la peau et sa réaction. Le médecin indique lesquels suspendre sur la zone, et pendant combien de temps. Les traitements généraux du psoriasis et de l’eczéma sévère demandent aussi un avis préalable : rétinoïdes oraux, immunosuppresseurs, biothérapies. Certains fragilisent la peau ou modifient la cicatrisation. Une photothérapie UV récente s’assimile enfin à une exposition solaire et impose un délai avant de reprendre les séances, exactement comme un bronzage. C’est aussi le moment de signaler tout médicament photosensibilisant en cours, une donnée qui pèse dans le réglage de la séance.

Traiter à côté des plaques, une option fréquente

L’eczéma et le psoriasis touchent rarement toute la surface du corps. Beaucoup de patients ont des localisations habituelles, les plis pour l’eczéma atopique, les coudes, les genoux ou le cuir chevelu pour le psoriasis, et une peau parfaitement calme ailleurs. Dans ce cas, il est courant de traiter les zones indemnes en contournant les plaques, avec des paramètres prudents et un intervalle de sécurité autour des lésions. Cette approche zone par zone est décidée à l’examen, pas à distance.

Un bénéfice indirect sur les peaux irritées par le rasage

Chez les personnes à peau sensible ou atopique, le rasage répété est souvent un facteur d’irritation : microcoupures, sécheresse, démangeaisons et poils incarnés entretiennent l’inconfort et peuvent favoriser des poussées locales. Réduire durablement la pilosité, une fois la peau stabilisée, diminue mécaniquement ces agressions répétées. L’épilation laser ne traite pas l’eczéma ni le psoriasis, elle n’a aucun effet sur la maladie elle-même, mais elle peut supprimer un facteur d’irritation quotidien.

Les localisations se recoupent d’ailleurs souvent avec les zones que l’on épile. L’eczéma atopique se loge volontiers dans les plis, creux du coude, creux du genou, parfois creux de l’aisselle, et le psoriasis inversé touche lui aussi les plis. Ce sont des zones de frottement, de transpiration et de rasage fréquent, trois facteurs qui entretiennent l’irritation. Une fois la peau stabilisée, supprimer le rasage sur ces zones, par exemple par une épilation laser des aisselles, retire une agression quotidienne, à condition que la zone soit indemne le jour de la séance.

Comment cela se décide au cabinet

La consultation préalable sert à faire le point : type de dermatose, localisation, fréquence des poussées, traitements en cours, antécédents de cicatrisation. Le médecin examine la peau le jour de la séance, car une poussée peut apparaître entre-temps. Selon le cas, la séance est réalisée sur les zones calmes, décalée en attendant une accalmie, ou précédée d’un test localisé. Ce cadre médical est celui d’une épilation laser à Rouen réalisée par un médecin, avec un suivi entre les séances.

FAQ : épilation laser, eczéma et psoriasis

Peut-on faire une épilation laser quand on a de l’eczéma ?

Oui, à condition que la peau soit calme au moment de la séance et que la zone traitée ne soit pas en poussée. Sur une plaque active, la séance est reportée.

Même principe : on ne traite pas une plaque en poussée. Le médecin tient compte du phénomène de Koebner, qui peut faire apparaître une plaque sur une zone agressée, et privilégie les périodes calmes.

C’est possible si la peau est déjà réactive ou si la zone est traitée en période active. Un test sur une petite surface et des réglages prudents limitent ce risque.

Certaines oui, notamment les dermocorticoïdes et les corps gras appliqués sur la zone. Le médecin précise lesquels suspendre et pendant combien de temps, en accord avec votre dermatologue si un traitement est en cours.

Il n’y a pas de délai universel. On attend que la peau soit redevenue calme et cicatrisée sur la zone, ce qui se vérifie à l’examen le jour de la séance.

Non. Le laser cible le poil, pas la maladie de peau. Il peut seulement réduire l’irritation liée au rasage répété, ce qui améliore le confort sans traiter la dermatose.

Article rédigé par l’équipe médicale du NY Center, Rouen.

Dr Nathan Yadun, médecin laseriste et médecin esthétique, diplômé du DIU Européen des lasers médicaux (Faculté de médecine Paris Descartes), membre du CNME, du SNME et de l’AFME, plus de 20 ans d’expérience en médecine esthétique et laser. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/11320 – RPPS 10001965929. Profil LinkedIn.

Dr Flavien Barbier, médecin esthétique et laseriste, titulaire d’un DES de médecine générale (Faculté de médecine de Rouen) et du DU « Les lasers médicaux à visée esthétique » (Université Paris Cité), membre de la SOFMMAA, du SNME et du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/15242 – RPPS 10101612454.

Sources

Contenu informatif. Il ne remplace pas une consultation médicale. La compatibilité entre une dermatose comme l’eczéma ou le psoriasis et l’épilation laser est évaluée individuellement au cabinet, selon votre peau, vos traitements et la zone concernée.

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