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Détatouage laser : effacer les points de repère de la radiothérapie

À la fin d’un traitement par radiothérapie, il reste souvent de petits points tatoués sur la peau, un à trois millimètres, bleus ou noirs, posés sur le thorax, le sein ou le bassin. Ils servent à repositionner le patient avec précision à chaque séance. Une fois le traitement terminé, beaucoup de personnes souhaitent les faire disparaître, parce qu’ils rappellent la maladie chaque jour devant le miroir. C’est possible au laser, avec des précautions particulières liées à la peau irradiée.

Pourquoi ces points existent

La radiothérapie exige une reproductibilité au millimètre. Les points de marquage cutané servent de repères permanents pour aligner le faisceau séance après séance. Ils sont réalisés à l’encre, le plus souvent à base de carbone, déposée très superficiellement à l’aiguille, mais ils restent définitifs comme n’importe quel tatouage.

Des techniques de marquage sans tatouage existent aujourd’hui, mais elles ne sont pas généralisées, et beaucoup de patients traités ces dernières années les ont donc conservés. Leur retrait n’a aucune incidence sur le suivi oncologique une fois le traitement terminé, ce point mérite d’être vérifié avec l’équipe qui a suivi le traitement.

Ce qui rend ces points particuliers à traiter

Le pigment lui-même est plutôt favorable : une encre foncée, carbonée, répond bien aux longueurs d’onde utilisées en détatouage. La difficulté vient d’ailleurs. Le point est minuscule, ce qui impose un ciblage précis pour ne pas traiter inutilement la peau autour, et il est parfois implanté plus profondément qu’un tatouage décoratif, ce qui peut demander plusieurs passages.

Sur des cibles de cette taille, un détatouage laser picoseconde présente un intérêt réel : l’énergie est délivrée sur un temps très court, ce qui fragmente le pigment avec une diffusion thermique moindre dans les tissus voisins, un avantage sur une peau qui a déjà reçu des rayons.

La peau irradiée impose des précautions

C’est le point central de cette demande. Une zone irradiée n’est pas une peau normale : elle peut présenter une fibrose, des télangiectasies, une modification de la pigmentation, une sécheresse marquée et une capacité de cicatrisation diminuée, parfois des années après le traitement. La tolérance au laser y est moins bonne et le risque de réaction locale plus élevé.

En pratique, cela se traduit par un examen attentif de la zone avant toute décision, un test sur un seul point avant de traiter les autres, des paramètres abaissés et des intervalles allongés entre les séances. Une radiodermite en cours, une plaie, une zone en cours de cicatrisation ou une peau encore inflammatoire contre-indiquent la séance.

Quel délai après la fin du traitement

Il n’y a pas de règle universelle, mais on ne traite pas une peau qui sort de radiothérapie. Un délai de plusieurs mois après la dernière séance est la règle, le temps que les réactions cutanées aiguës soient totalement résolues et que la peau se soit stabilisée. Dans les faits, l’attente se compte souvent en six à douze mois, davantage si la zone reste réactive.

L’accord de l’oncologue ou du radiothérapeute qui a suivi le traitement est demandé. Il connaît la dose reçue, l’étendue du champ traité et l’état de la zone, trois éléments qui pèsent directement sur la décision et sur le réglage.

Combien de séances et quel résultat attendre

Les points de radiothérapie étant petits et foncés, ils répondent en général bien. Il faut néanmoins prévoir plusieurs séances espacées de six à huit semaines, souvent trois à six selon la profondeur du dépôt et la réactivité de la peau. Les séances sont très courtes, le nombre d’impulsions par point se comptant sur les doigts d’une main.

L’objectif réaliste est la disparition ou l’atténuation forte du point, avec une peau redevenue homogène. Sur une zone irradiée, la prudence prime sur la vitesse : mieux vaut une séance de plus qu’une réaction sur une peau fragile. C’est le sens d’un détatouage laser à Rouen réalisé par un médecin, qui examine la zone avant de traiter et adapte le protocole au terrain.

FAQ : détatouage laser et points de radiothérapie

Peut-on enlever les points de repère de la radiothérapie ?

Oui, une fois le traitement terminé et la peau stabilisée. Ces points sont de petits tatouages à l’encre foncée, qui répondent en général bien au laser. La particularité tient moins au pigment qu’à la peau irradiée, qui impose des précautions et un délai après la fin du traitement.

Plusieurs mois au minimum, souvent six à douze, le temps que les réactions cutanées aiguës soient résolues et que la zone soit stable. Le délai exact se décide au cas par cas, avec l’accord de l’oncologue ou du radiothérapeute qui connaît la dose reçue et l’étendue du champ traité.

Une fois le traitement terminé, ces repères n’ont plus d’utilité pour le suivi. La question mérite malgré tout d’être posée à l’équipe qui a suivi le traitement, notamment si une nouvelle irradiation de la même zone est envisagée, situation dans laquelle les repères peuvent encore servir.

En général trois à six séances espacées de six à huit semaines, selon la profondeur du dépôt d’encre et la réactivité de la peau. Chaque séance est très courte puisque la surface traitée est minuscule. Sur peau irradiée, les intervalles sont volontairement allongés.

La sensation est celle d’un élastique claqué sur la peau, mais elle ne dure que le temps de quelques impulsions par point. La très petite surface traitée rend l’acte nettement plus court et plus supportable qu’un détatouage classique. Un refroidissement de la zone améliore le confort.

La peau irradiée cicatrise moins bien et tolère moins l’énergie délivrée, parfois des années après le traitement. C’est pourquoi un test sur un seul point précède le traitement des autres, avec des paramètres abaissés. Une radiodermite en cours ou une zone encore inflammatoire contre-indiquent la séance.

Article rédigé par l’équipe médicale du NY Center, Rouen.

Dr Nathan Yadun, médecin laseriste et médecin esthétique, diplômé du DIU Européen des lasers médicaux (Faculté de médecine Paris Descartes), membre du CNME, du SNME et de l’AFME, plus de 20 ans d’expérience en médecine esthétique et laser. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/11320 – RPPS 10001965929. Profil LinkedIn.

Dr Flavien Barbier, médecin esthétique et laseriste, titulaire d’un DES de médecine générale (Faculté de médecine de Rouen) et du DU « Les lasers médicaux à visée esthétique » (Université Paris Cité), membre de la SOFMMAA, du SNME et du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique. Ordre des Médecins de la Seine-Maritime N°76/15242 – RPPS 10101612454.

Sources

Contenu informatif. Il ne remplace pas une consultation médicale ni l’avis de l’équipe qui a assuré le traitement par radiothérapie. Le délai, la faisabilité et les paramètres sont évalués individuellement au cabinet, après examen de la zone irradiée.

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